À propos

Qui suis-je?

Si vous avez cliqué sur ce lien, c’est que vous vous demandez sans doute qui est derrière ce blog. Je m’appelle Sophie L’Heureux, je suis une québécoise-méganticoise de souche, amoureuse de la vie sous toutes ses formes et passionnée du voyage. L’idée de créer un blog me trotte dans la tête depuis plusieurs années. C’est ma passion pour le voyage et mon amour pour la nature qui m’a mené vers cette nouvelle aventure dans la blogosphère. Pour vous faire une meilleure idée de qui je suis et ce qui m’a amené à créer Vert Voyage, je vous invite à lire mon histoire qui relate certains moments marquants de ma vie, qui ont forgés ma personnalité et influencé le cour de ma vie.

D’où vient ma passion pour le voyage?

Ma famille a profondément ancré en moi, le désir de voyager et de découvrir le monde. Toute mon enfance, j’ai voyagé partout au Québec, en Ontario et dans les provinces maritimes à bord d’une superbe tante-roulotte beige et orangée, avec la porte décorée d’autocollants de destinations que nous avions visité. J’étais curieuse, je ne voulais rien manquer, j’avais toujours les yeux bien grands ouverts, j’observais et m’émerveillais devant tout.

Très jeune, j’ai eu le plaisir de goûter au sentiment de liberté que procure la voile. Pendant plusieurs années, j’ai navigué sur le magnifique lac Memphrémagog à bord du voilier « Echec et Mat ». Le pure plaisir de se laisser bercer par la force du vent « Go with the flow », expression que je me plais à dire souvent. Parfois, on se rendait à Newport aux États-Unis, le temps d’un bonne bouffe et ensuite on allait quelque part dans une baie pour y passer la nuit à se faire bercer par les vagues. Cette expérience de voile a été déterminante dans ma quête de liberté.

Moi au gouvernail, crédit photo : Vert Voyage

Ma grand-mère fut également une inspiration pour moi. Elle avait fait le tour du monde, le rêve de bien des gens. J’étais fascinée par son côté nomade mais surtout par sa collection de poupées vêtues du costume traditionnel de chacun des pays qu’elle avait visité. Je me rappellerai toujours des couples de danseurs de flamanco, d’la p’tite Hawaïenne et de l’Hollandaise avec ses beaux sabots de bois. La petite fille en moi, s’émerveillait par la beauté des costumes, par les couleurs vibrantes et par les différentes cultures que représentaient les poupées. Je rêvais alors de découvrir le monde à mon tour pour aller à la rencontre de ces peuples.

Danseurs Flamanco. Crédit photo : Jimmy Villalta

Mon père possédait lui aussi une imposante collection qui m’a grandement influencée et inspirée pour le goût du voyage. Il perpétrait la tradition de mon grand-père et il collectionnait toutes les revues National Geographic pour ensuite les faire relier, années après années. Il les rangeaient dans la bibliothèque du salon familial, très soigneusement et surtout dans l’ordre chronologique. Alors, toute jeune, je feuilletais ces livres comme si je partais faire un voyage quelque part sur notre planète. J’étais curieuse de savoir comment les gens vivaient ailleurs et comment était fait notre monde. C’est grâce au National Geopraphic que j’ai découvert Jane Goodall. Elle a été une grande source d’inspiration pour moi. Primatologue, éthologue et anthropologue, ses travaux ont profondément transformé les rapports homme-animal. Cette femme ne recula devant rien pour aller au bout de ses rêves, c’était une grande aventurière et une amoureuse de la vie. Elle a d’ailleurs fondé l’Institut Jane Goodall pour la protection de la biodiversité, l’aide au développement durable et l’éducation. C’est sans aucun doute cette grande dame qui m’a inspiré toute jeune. Je voulais un jour, devenir photographe-reporter pour faire découvrir toutes les beautés du monde mais également pour dévoiler les côtés plus sombres de notre planète. J’espérais sans doute, pouvoir faire une différence dans ce monde. C’était le début d’un grand rêve.

Collection du National Geographic. Crédit photo : Vert Voyage

D’où-vient mon amour inconditionnel pour la nature?

Durant toute mon enfance, dès que nous étions en congé, nous allions à notre camp en forêt, sur le bord du lac aux araignées, dans la magnifique région de Mégantic. Nous étions complètement isolés du monde et n’avions pas d’électricité, pas d’eau courante, ni de télé et de téléphone. On vivait comme dans le bon vieux temps quoi! Chaque journée était bercée par le merveilleux chant des oiseaux. À l’aube et au crépuscule, particulièrement au printemps, nous pouvions entendre le sensuel chant des Huards qui faisait écho entre les montagnes. Un pure plaisir pour l’oreille et comment dire… la sainte paix!

Tous les soirs, on se retrouvait autour d’un feu de camp, on se réchauffait, on écoutait le réconfortant crépitement du feu et parfois on chantait, on célébrait la vie. Le contact privilégié que j’ai eu la chance d’avoir avec la nature, de pouvoir vivre simplement et en harmonie avec elle, a eu un impact majeur dans ma façon de voir le monde. Très jeune, je réalisais l’importance de respecter l’environnement.

Mon parrain a aussi grandement contribué à mon éveil environnemental. Il était à l’époque, enseignant en biologie au Cégep et j’étais fascinée par ce qu’il faisait comme métier. Quand j’allais chez lui, j’aimais me réfugier dans son bureau au sous-sol. Il avait des tonnes de livres sur la biologie et un ordinateur Apple Macintosh, wow! Pour cette époque, c’était un bureau high-tech. Il m’a fait découvrir la beauté de la vie sous microscope, en feuilletant ses livres, ses encyclopédies et il m’a même fait visiter son laboratoire au Cégep où j’ai pu voir et toucher une tarentule pour la première fois de ma vie. Ceci n’est sûrement pas étranger au fait que j’aimais beaucoup capturer des insectes et les observer et que j’espérais devenir un jour une biologiste.

Moi en observation. Crédit photo : Vert Voyage

MON PARCOURS JUSQU’À AUJOURD’HUI

En 1998, je terminais une formation collégiale en Tourisme au Cégep de Granby Haute-Yamaska. Entourée des meilleurs enseignants du milieu, leur riche bagage professionnel a fait de ma formation en tourisme, une expérience unique et très enrichissante. Ma façon de voir l’industrie du tourisme s’est complètement transformée à ce moment là. Lors de cette formation, on m’a inculqué entre autre, la valeur profonde que le développement durable du tourisme doit forcément tendre vers le tourisme responsable afin de préserver notre environnement pour l’avenir des générations futures. Suite à cette formation, je souhaitais alors travailler dans un des parcs nationaux du pays, j’étais tombée amoureuse des parcs nationaux et j’avais une envie folle de travailler dans cet environnement. La chance m’a sourit! J’ai décroché un emploi à l’Astrolab du Parc national du Mont-Mégantic, en tant qu’attachée aux communications. Ce fut une des plus belles expériences de travail de ma vie. Après quelques mois de travail, surprise de la vie, je tomba enceinte et décida de quitter mon emploi vers la fin de ma grossesse pour retourner vivre dans ma ville natale. Les années qui ont suivi, j’ai tout de même eu bien du plaisir à travailler à contrat pour différentes organisations touristiques et de développement local.

Tardivement, à l’âge de 30 ans, le goût de l’aventure ressurgit et je décida de tout quitter pour partir sur un « no where » dans l’Ouest Canadien pour une durée indéterminée. J’ai toujours été attiré par la beauté de ses paysages (les montagnes, les eaux turquoises, etc.) et j’avais eu l’occasion de découvrir l’Ouest Canadien précédemment. Cette destination m’inspirait et j’avais confiance en cette aventure même sans trop savoir où j’allais exactement et qu’est-ce que j’y ferais.  C’était les belles années d’avant les Jeux Olympiques de Vancouver en 2010 alors il devait forcément y avoir de l’emploi. C’est à ce moment qu’a débuté mon expérience dans le domaine de la construction institutionnelle. Et oui, un tout autre domaine. Un métier qui m’a permit de vivre deux ans dans l’ouest et de voyager jusqu’à aujourd’hui. Ce n’est pas rien! Au final, j’ai habité deux ans dans l’Ouest Canadien, un an à Abbotsford en Colombie-Britannique pour y construire l’hôpital « Abbotsford Regional Hospital and Cancer Center » et un an à Calgary en Alberta pour y construire l’université « Ambrose University College ». Au cours de ces deux années, j’ai eu le temps de découvrir des endroits merveilleux.

Parc national de Banff. Crédit photo : Vert Voyage

Peu après mon retour de l’Ouest Canadien, en 2008, je décida de faire un retour dans l’industrie du tourisme mais cette fois-ci, en créeant mon entreprise de service, SOFICOM. Je venais répondre entre autre, à un besoin de promotion des entreprises touristiques régionales. C’est par l’entremise de la télévision locale, que je réalisais des émissions hebdomadaires présentant des publireportages et entrevues en entreprise. Outre l’émission hebdomadaire, j’ai eu le plaisir de réaliser une émission spéciale sur le Méganticois, site des fouilles archéologiques réalisées par l’Université de Montréal dans la région de Mégantic. Sur ce site, on y a découvert les plus vieux artéfacts jamais trouvés au Québec témoignant du passage de l’humain dans la période paléoindienne, plus 12 000 ans d’histoire. On y a découvert entre autre, une pointe de flèche à cannelures de type Clovis. Étant passionnée d’archéologie, ce fut un moment mémorable! Au cours de ces années, j’ai participé à toutes les étapes de création d’une émission tv locale, à petit budget. J’ai pu apprendre le maniement d’une caméra professionnelle et m’initier au montage vidéo. J’avais carte blanche alors je préparais 100% du contenu de l’émission que j’animais. J’ai aussi été membre de la Chambre de Commerce région de Mégantic où j’ai eu l’opportunité de participer à de nombreux projets tout aussi motivants. Bref, ce fut un grand plaisir pour moi de faire découvrir ma région pendant tout ce temps.

Logo de Soficom. Crédit photo : Vert Voyage

Mon aventure avec SOFICOM, même si passionnante, s’est terminée lorsque j’ai eu une offre intéressante de gérance au Café-Bar-Ambiance Le Musi-Café, à Lac-Mégantic. L’entreprise était en pleine expansion, sa superficie doublait et l’ensemble des lieux était entièrement rénové, même à l’extérieur. Après de nombreux mois de travail, tout était en place pour passer de bons moments dans un environnement des plus agréable. Le 6 juillet 2013, nous inaugurions la fin des travaux avec la présence de notre député de l’époque et on célébrait  le début de l’été. Deux chansonniers bien aimés du coin étaient de la fête, les gens festoyaient, c’était une soirée parfaite!

Façade du Musi-Café. Crédit photo : Vert Voyage

C’est le soir même de l’inauguration, vers 1h15 du matin qu’un train fou sans conducteur, chargé d’un convoi de 72 wagons DOT-111 remplis de pétrole brut, dérailla à une vitesse fulgurante au centre-ville de Lac-Mégantic. Ce fut une tragédie sans précédent, 47 personnes sont décédées et deux personnes se sont suicidées suite à cette tragédie. Cette nuit là, croyez-moi, j’ai été très chanceuse de ne pas y laisser ma peau, tout comme bien d’autres personnes qui étaient aussi dans la zone rouge. Il aurait pu y avoir des centaines de victimes. Le Musi-Café était situé dans le ground zero de l’impact alors vous pouvez vous imaginer l’onde de choc. Cette triste nouvelle a fait le tour du monde! Cette nuit là fut un véritable cauchemar. Nous étions au cœur d’une des plus grande tragédie ferroviaire. Plus de 5.7 millions de litres de pétrole brut se sont enflammés et se sont déversés dans le sol, dans la rivière Chaudière et dans le lac Mégantic. En plus des pertes humaine et matérielles, nous étions confrontés à une catastrophe environnementale. Ce fut un grand choc pour toute une population. Personne n’aurait pu croire que ce genre de situation pouvait arriver chez nous. Un vrai désastre comme le témoigne cette photo. C’était d’une tristesse incommensurable. Cette tragédie a brutalement éveillé en moi ma fibre environnementale et m’a poussé à m’informer davantage sur les enjeux environnementaux et sur les pistes de solutions envisageables, particulièrement au niveau des énergies renouvelables.

Pétrole déversé dans la rivière Chaudière. Crédit photo : Le Devoir

Par la force des choses, j’ai perdu mon emploi au Musi-Café. La reconstruction de la ville allait être longue et rien ne me garantissais un emploi à court terme. Alors, après mûres réflexions, en septembre 2013, je décida de me retrousser les manches et de faire un retour dans le domaine de la construction à Montréal. Pendant plus de 3 ans, j’ai participé à de nombreux projets de construction d’envergures en tant qu’assistante-contremaître, traceuse de cloisons et charpentière-menuisière. À titre d’exemple, j’ai tracé la plupart des cloisons de cet édifice à condos de 35 étages, au centre-ville de Montréal. Ironiquement, j’ai aussi participé à la construction d’un immense garage et lave-train pour AMT, dans le secteur de Lachine. 

La construction m’a amené à voyager depuis une dizaine d’année. J’ai eu l’opportunité de travailler deux ans dans l’Ouest Canadien et je viens de passer quelques mois à Yellowknife. Évidemment, partir travailler n’est pas la même dynamique que d’être tout simplement en vacances mais ça permet tout de même de découvrir de nouveaux coins de pays. Depuis une douzaine d’années, je voyage autant que je peux et j’en suis très reconnaissante. À l’époque où j’ai suivi ma formation en Tourisme, il y a 20 ans, je rêvais de découvrir l’Ouest Canadien, le Mexique et le Costa Rica. Je peux maintenant dire que j’ai réalisé mon top 3 des « travels to do before to die » mais j’ai encore une bonne liste de destinations dans ma « bucket list » que je compte bien réaliser au cours des prochaines années. 

Voilà! C’est ce qui fait le tour brièvement de qui je suis, de mon parcours et des raisons qui m’ont poussés à me lancer dans la création d’un blog. Je suis très loin d’avoir fait le tour du monde mais il en demeure pas moins que j’ai un certain bagage à partager. Ce blog c’est avant tout, le partage de ma passion pour le voyage et le désir de vous faire découvrir le monde autrement. Ce n’est que le début d’une grande aventure!